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Parole de candidat !

Depuis plusieurs semaines, le linguiste Charles Bonnot décrypte les déclarations des aspirants à la présidence de la République française.

Une nouvelle rubrique intitulée « Chroniques électorales » à retrouver sur En Attendant Nadeau.

 

chroniques

 Aquarelles

Loin des passions pour la rosette de la Grand-Croix,  la rubrique « Revue » s’est aussi invitée dans la catégorie des chroniques d’En attendant Nadeau. Cette fois, pas de sfumature mais une illustration aux tons tranchés entre ombres et clarté.

revues

Encre de chine

 

La petite fille au dé à coudre

« La référence à La petite fille aux allumettes d’Andersen est explicite : comme son lointain modèle, l’héroïne erre sur les trottoirs d’une grande ville en plein hiver, elle a faim, elle a froid, elle a peur. Même dérive, même cruauté du monde autour d’elle. Mais, cette fois, nous sommes dans l’univers des migrants, de leurs enfants abandonnés ou orphelins qui, au bout de leur chemin d’exil, trouvent une terre d’accueil si peu accueillante. (…) »

kohlmeier1

« Elle se sert du dé à coudre dont il est question dans le titre pour protéger une blessure qu’elle a au doigt (clin d’œil discret à un autre conte bien connu). Le dé, son talisman, sa seule richesse, peut symboliser l’immense besoin de protection qu’éprouve la fillette, mais l’auteur, féru de mythologie, nous invite peut-être à laisser notre imagination vagabonder sur d’autres pistes : « Il était en cuivre, on aurait dit de l’or ». (…) »

kohlmeier2« C’est le propre du conte de nous entraîner jusqu’aux marges du réel et de l’imaginaire, là où le monde onirique renvoie insidieusement au nôtre. Mais y a-t-il encore place pour le merveilleux dans les épreuves que traversent ces enfants ? (…)
Ils déambulent dans la ville, trouvent pour un temps abri dans la forêt – passage quasi obligé des contes – et rêvent d’une maison chauffée au réfrigérateur bien garni. »

Illustrations parues dans le journal En attendant Nadeau.
Retrouvez la critique complète de Jean-Luc Tiesset sur le roman La petite fille au dé à coudre de Michael Köhlmeier ici !

Bonus : une illustration non parue dans le journal :

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Noël J-3… Il est temps de choisir un livre

Polard, classique, bd, livre d’enfance ? Qu’allez-vous emporter dans vos bagages ou préparer au coin de votre fauteuil pour Noël ?

PetitFormat

J’aurai pour ma part la mission de faire découvrir Proust à ma famille, qui n’arrive pas à se lancer. J’envisage des lectures à voix haute des passages de la Recherche dans le désordre au coin du feu ! Nous verrons si la méthode porte ses fruits. En attendant…

Joyeux Noël à tous et à très bientôt !

Le visage d’Ádám Bodor

« Dans l’univers d’Ádám Bodor, les désaxés côtoient les évadés de la nuit, les voyous font moins de ravages que des vieilles filles prétendument inoffensives, mises en quarantaine dans un quartier d’isolement ; des lynx et des licornes hantent le sommeil des marginaux, les femmes sont d’inquiétantes créatures, les chats d’une perfidie sans nom et les oiseaux des apatrides tournant autour de la terre sans jamais pouvoir se poser. »

AdamBODOR

Encre de chine

Critique de Linda Lê et illustration à retrouver sur En Attendant Nadeau

 

Les amours de Céladon et Astrée

Delphine Denis a publié cette année le second tome de la première édition critique intégrale de l’Astrée, le premier des grands récits à l’époque où la France répare les plaies nées des guerres de Religion.

L’occasion de se replonger dans les infortunes des célèbres amants :
« De fortune, ce jour l’Amoureux Berger s’estant levé fort matin pour entretenir ses pensées, laissant paistre l’herbe moins foulée à ses troupeaux, s’alla s’asseoir sur le nord de la tortueuse rivière de Lignon, attendant la venue de sa belle Bergere (…) Elle venoit apres assez lentement, & comme on pouvoit juger à ses façons, elle avoit quelque chose en l’ame qui l’affligeoit beaucoup & la ravissoit tellement en ses pensées, que fust par mégarde ou autrement, passant assez prés du Berger, elle ne tourna pas eulement les yeux vers le lieu où il estoit (…) Celadon sans y prendre garde, croyant qu’elle ne l’eust veu, & qu’elle l’allast chercher où il avoit accoustumé de l’attendre, rassemblant ses brebis et sa houlette, les chassa apres elle (…). »

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Détail

Capture d’écran 2016-11-30 à 17.47.45

 

Illustration parue dans En Attendant Nadeau. Découvrez la critique de Christian Mouze, joliment intitulée « Le Pays doux ».
À voir aussi : la magnifique adaptation de Rohmer Astrée et Céladon.

 

L’école numérique : comment et pour quoi faire ?

Découvrez l’article de Norbert Czarny sur Le désastre de l’école numérique : Plaidoyer pour une école sans écrans de Philippe Bihouix et Karine Mauvilly.

« Dans les années quatre-vingt, pour aider ou sauver Thomson, on a lancé un grand plan en application duquel de très nombreux ordinateurs TO7 ont envahi les lycées. Nul n’a vraiment pu se les approprier et travailler en classe avec. Ils ont pris la poussière dans les mystérieux dépôts des établissements scolaires. Aujourd’hui, on veut donner des tablettes à tous les collégiens, à commencer par les élèves de cinquième. »

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« Avec le cahier de texte en ligne, enfants et parents se trouvent désormais contraints d’allumer l’ordinateur après les cours. »

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  » (…) ce que les auteurs écrivent : « Une vraie éducation au numérique permettrait sans doute de distinguer les moments où l’usage du numérique est utile, de ceux où l’on peut très bien s’en passer. » L’usage de la tablette permet ainsi à des enfants dyslexiques ou atteints d’autres handicaps de travailler en autonomie, ou préservés du regard peu amène de certains camarades. »

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Un vrai plaisir d’illustrer cet article sur un thème qui m’est cher !

À retrouver dans la revue En attendant Nadeau

Deux ans, vingt-huit mois et huit nuits

Rushdie

« L’histoire se déroule sur une période de deux ans, huit mois et vingt huit nuits (les 1001 nuits) au cours desquels une guerre des mondes fait rage. (…) Heureusement une grande princesse des jinns, Dunia, qui fut autrefois l’amante dans l’Andalousie du Moyen-Age d’Ibn Rush (Averroès) et qui a encore gardé quelques faiblesses pour l’humanité, décide de contrecarrer leurs ignobles projets. Huit cent ans plus tard, elle revient donc sur terre pour mobiliser contre eux certains de ses arrière-arrière-arrière etc. petits enfants… (…) Le quatrième qui joue le rôle principal dans le roman est un jardinier, natif de Bombay, habitant New York, M. Geronimo. Il a au début du livre été frappé par une des nombreuses « étrangetés » causées par l’arrivée des jinns : il se trouve en état de lévitation.  »

 

Lire la suite de la critique de Claude Grimal sur  Deux ans, vingt-huit mois et huit nuits , de Salman Rushdie.

Une illustration publiée dans la revue En attendant Nadeau.

Butor au travail

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Une illustration publiée dans la revue En attendant Nadeau.

Vous voulez en savoir plus sur Michel Butor ? Retrouvez l’article de Yves Peyré à la Une ce mois-ci !

Yoko Tawada, Histoire de Knut

« (… ) le roman de Yoko Tawada relate la destinée de trois ours polaires : la grand-mère, « misérable star déchue du cirque », la mère, prénommée Tosca, et Knut, le petit-fils, sacré champion de la protection de l’environnement (rappelons que Knut a réellement existé, qu’il est le célèbre ours blanc du zoo de Berlin dont la naissance et la mort ont été au centre de maintes polémiques en Allemagne).

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Encre de chine et acrylique.

Chez Yoko Tawada, la grand-mère, née en Union soviétique, émigrée en Allemagne de l’Ouest puis au Canada, écrit son autobiographie, tout en se disant que, pour elle qui a l’habitude de s’exhiber, dansant juchée sur un énorme ballon ou chevauchant un tricycle, se décider à publier ses textes intimes serait une acrobatie autrement plus périlleuse. »

Retrouvez la suite de la critique de Linda Lê sur Histoire de Knut, de Yoko Tawada .

 

Une illustration publiée dans la revue En attendant Nadeau.

 

Derrière le rideau

Rideau_Rouge

 

Aquarelles