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Maladresse rhétorique

Parfois en cours de rhétorique, nos erreurs d’interprétation sont assez énormes.

Ce jour-là, nous travaillions sur la métaphore, et plus particulièrement sur l’équation d’Aristote consistant à dire que A est à B ce que C est à D. Il nous demanda donc, en exemple…

… ce à quoi un élève a répondu ce qui m’a apparu d’un matérialisme assez désarmant :

En fait le sens de « la neige des cheveux » ou de la tête est la vieillesse : la neige est à la montagne ce que les les cheveux blancs sont à la tête. Vous voyez un peu l’idée ? (c’est très utile de refaire ce mécanisme avec toutes les métaphores, mêmes les plus quotidiennes, que nous avons l’habitude d’utiliser).

Aujourd’hui nous travaillions sur Galilée ( Il Saggiatore) qui, quoique accusant la rhétorique d’être trop artificielle par rapport aux raisonnement scientifique, s’en sert fréquemment. Par exemple, pour démontrer que la terre tourne et non pas tout l’univers autour de la terre statique, il fait une analogie qui m’a beaucoup plu. Il imagine un homme tournant sur lui-même et suppose qu’il est plus probable que ce soit l’homme qui tourne plutôt que tout l’univers qui tourne autour de lui, malgré son ressenti  (argument sans aucune valeur scientifique mais d’une évocation efficace). Ca m’a aussi fait penser aux enfants qui, se cachant derrière leurs mains, pensent devenir invisibles : et non, le monde ne tourne pas autour d’eux !

 

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