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Etudier des textes du XVIIe siècle

Cette année, je fais mon mémoire sur des auteurs du XVIIe siècle : les textes ne sont pas publiés et n’existent souvent qu’en un seul exemplaire. Ces ouvrages sont tous conservés dans le lieu magique de la Bibliothèque Nationale de France.

Je dois donc non seulement m’inscrire, mais m’inscrire en catégorie « recherche » (trop classe) : après le formulaire de pré-inscription sur internet, les documents signés par l’administration et ma directrice de recherche, j’ai passé un entretien avec un bibliothécaire de la BNF qui fixe le temps pendant lequel je suis autorisée à squatter (2, 6 mois ou un an)…

Finalement, j’ai une magnifique carte, avec ma photo et tout.

J’ai un poste réservé, tous les ouvrages critiques en libre accès, une prise internet… le bonheur.

Mais les livres sur lesquels je dois travailler se trouvent au troisième étage, à la Réserve. Le silence règne, les gens ont un petit air mystique, surtout le bibliothécaire qui me scrute avec suspicion.

On me donne un casier avec une clé, mon stylo plume est littéralement banni de la Réserve, et je m’habitue aux règles de bonne conduite.

Quand on m’apporte finalement mon livre, le texte me paraît d’abord indéchiffrable et intimidant…

Mais en fait, c’est assez génial.

« Or il faut entendre qu’apres de la maison de son pere y avait un jeune Gentil-homme galant [...] sejour qu’il fit donna le temps et loisir à ce jeune Gentil-homme de poursuivre son entreprise, et rendre tributaire à son vouloir la pudicité de sa Damoiselle : De sorte que ce qu’il avait recherché avec tant de peine, il le trouva avec moins de difficulté, par le moyen d’une sienne gouvernante, qui etait dans la maison, laquelle il gagna par ses presents ou autrement, et ayant tendu les filets de leurs subtiles inventions, enveloppe cette innocente dans le voile des promesses [...]

(en gras les passages qui me font rire…)

Deux histoires, Antoine de Nervèze

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2 Comments

  1. Eric

     /  9 janvier 2012

    Trop drôle la littérature du XVIIe !!!
    Mais c’est quand même toujours les bonnes qui font les frais des fantasmes machistes, c’est ça qui t’amuse ? Bravo !

  2. maudida

     /  9 janvier 2012

    hihi… oui

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